Entretien Christophe GOUX de l’U.S. DURAN
Publié le 23/04/2026
Votre rôle bénévole au sein du Club de Duran a été récompensé par le district qui vous a permis de vous rendre à Clairefontaine pour le Week-end des 7 et 8 mars 2026. Pouvez-vous nous raconter le programme de ces 2 journées dans ce lieu chargé d’histoire ?

On s’est organisé avec les deux autres jeunes Gersois pour covoiturer jusqu’à la gare Matabiau, ce qui nous a déjà permis d’apprendre à se connaître, étant le plus ancien, je leur ai dit en plaisantant, je serais votre papa du week-end. Arrivés à Matabiau, nous avons été reçus par Frédérique Daures, cheffe de la délégation de Ligue Occitanie qui nous a accompagné sur tout le week-end et que je remercie vraiment pour son implication.
Après notre arrivée à la gare, un bus nous attendait direction Clairefontaine. Dès que je suis descendu du bus, de me retrouver dans ce lieu mythique du football, ça m’a fait vibré le cœur tellement l’émotion était intense. Après un bon repas, nous avons été en salle de conférence où l’on a visionné un petit message de Didier Deschamps qui nous encourageait à nous tous les bénévoles.
Après cette entrée en matière, il nous a été distribué les clés de nos chambres, quelle ne fût pas ma surprise en apprenant que j’étais logé au sein du château même. Le rêve quoi ! Nous avons ensuite visité les lieux : terrains de football, le château, le musée (ce qui m’a vraiment touché c’est de voir la première coupe du monde en cuivre), les vestiaires de l’équipe de France et les diverses installations.
Après, nous avons pratiquer le football de différente façon : en marchant, sous forme de baby-foot géant, de fingabol (dont la finale a été jouée lors de la soirée de gala et remportée par l’Occitanie), de golf foot, en faisant des parcours, etc. Nous avons aussi pu prendre les photos inoubliables avec la coupe du monde et les deux étoiles
Le soir, nous avons eu droit à un repas de gala gastronomique digne d’un restaurant 5 étoiles suivi d’un quizz karaoké (remporté d’ailleurs par l’Occitanie, décidément, on est vraiment trop fort !!!) suivi d’une soirée dansante.
Le lendemain réveil (aïe ça pique) après un petit-déjeuner bien copieux, nous avons assisté une conférence autour du football. Nous voilà sur le départ pour le retour avec des souvenirs plein la tête d’un merveilleux week-end de rêve.
Pour moi, ce fût une très belle récompense venant couronner mes années de bénévolat et pour ça je souhaite remercier mon club US Duran, le District du Football du Gers, la Ligue d’Occitanie de Football ainsi que la Fédération Française du Football.
Quel est votre parcours dans le monde du foot et quel poste occupez-vous à ce jour dans votre club ? Quelle actualité de votre club aimeriez-vous mettre en avant aujourd’hui ?
J’ai commencé le football dès l’âge de 7 ans au sein du club de Pavie. A partir de mes 18 ans, j’ai continué cette discipline au sein des clubs de Saint-Jean-Le Comtal puis de Labéjan. J’ai ensuite joué de nombreuses années en équipe corpo avec l’équipe des Mutuelles de Poitiers avec qui j’ai remporté le trophée du tournoi de la ville d’Auch sur la saison 1998/1999. Après l’arrêt de cette équipe, j’ai poursuivi mon aventure en corpo avec l’équipe d’Auch Memmigen pour finir ma carrière de joueur avec les Pépés de Duran.
Dès que mon premier fils a eu l’âge de jouer à son tour, je l’ai inscrit à l’école de Football de l’US Duran, connaissant bien le Président de l’époque de par mes origines Paviennes, Denis Gatti. La première année, j’étais là papa accompagnant et donnant un coup de main de temps en temps. L’année d’après, j’ai signé en tant que dirigeant et quelques années après, j’ai sauté le pas en passant le diplôme d’éducateur fédéral pour pouvoir entraîner des équipes de l’école de sport puis depuis quelques années au niveau seniors en tant qu’adjoint des coaches prenant très souvent le rôle d’arbitre de touche et/ou de centre. Depuis une blessure au genou il y a deux ans de ça, j’ai dû à contre-cœur, plus ou moins raccrocher les crampons, je me suis alors lancé cette année dans l’aventure du coaching de notre équipe sénior 2.
A côté de ça, comme dans tous petits clubs, il faut savoir être un véritable « couteau-suisse » sans compter ses heures de bénévolat, donnant des coups de main pour chaque manifestation organisée et participant à la vie active du club.
Que diriez-vous à une personne qui hésiterait à s’investir comme bénévole dans un club de poste ? Qu’est-ce que cela vous apporte personnellement ?
Depuis des années que je parcours le Gers et les départements avoisinants avec les équipes que j’accompagne, le constat est partout pareil, les clubs manquent cruellement de bénévoles et tournent souvent sur 4 / 5 personnes qui s’essoufflent d’année après année.
D’ailleurs ces bénévoles sont souvent de ma génération et si la relève n’arrive pas j’ai bien peur que les clubs s’écroulent quand nous arrêterons. Cette année, je suis content? à l’US Duran nous avons enfin réussi à faire passer le message et quelques jeunes ont compris qu’il fallait qu’ils passent le pas et ne pas être uniquement de simples joueurs. Ils se débrouillent très bien, ce qui me permet de me dire que je pourrais arrêter plus sereinement la continuité du club est assurée.
Moi, personnellement toutes ces années de bénévolats soit en tant que dirigeant mais surtout en tant qu’éducateur m’ont apportées des joies : menant plusieurs générations à se surpasser pour pouvoir remporter une multitude de trophées, de magnifiques souvenirs : les tournois de fin d’année où nous partions sur deux jours avec les enfants, les anniversaires des clubs, les repas de Noël…etc, des peines avec toutes ces finales jouées et souvent perdues au pénalty où il fallait trouver les mots justes pour remettre du baume au cœur aux joueurs pour repartir de l’avant, de rencontres exceptionnelles : enfants, parents, dirigeants et éducateurs que je n’aurais peut-être jamais côtoyées en dehors du football.
Pour motiver les jeunes ou les moins jeunes à passer les pas, je leur dirais que c’est certes une demande d’implication personnelle mais qui est essentielle à la survie de nos clubs. C’est donner un peu de son temps car plus on est nombreux et moins la tâche est importante pour chacun sans forcément attendre un retour bien qu’en réalité vous y trouverez tellement de compensation : le développement de soi, les rencontres de personnes bienveillantes, l’apprentissage d’un travail en équipe, l’acquisition de compétences dont on ne savait même pas qu’on pouvait arriver à faire, la fierté de mener des projets à leur terme.
Parfois j’entends dire un jeune « je n’ai pas le temps et je n’en suis pas capable », je leur réponds, essaies d’abord de prendre déjà une petite tâche qui ne te prendras pas trop de temps, style de te proposer pour le lavage des vestiaires une fois tous les 15 jours et quand tu verras comme c’est gratifiant de rentrer pour un match dans un vestiaire propre et te dire c’est grâce à moi, ça fera que naturellement sans t’en rendre compte tu t’impliqueras de plus en plus et/ou sur des tâches de plus en plus complexes.
Le plus dur s’est de passer le pas pour commencer. Pour finir, je dirais que pour les moins jeunes comme moi, cela permet aussi de rester connecter à la jeunesse et donc de rester jeune dans nos têtes, bon parfois les lendemains de soirée nous font quand même rappeler notre âge !!!
Par Jean-Pierre BONASSIES – Président de la Commission Communication
